Outre les modalités légales de démission dans les différents secteurs, il est recommandé au salarié qui souhaite quitter son emploi de respecter un certain protocole social : seul un départ mené dans le respect des collègues et des supérieurs assurera à l'employé démissionnaire de conserver une bonne réputation professionnelle, un réseau de contacts fiable et une conscience sereine. 10 conseils simples permettent de bien démissionner, sans se brouiller avec son employeur et en restant en bon contact avec ses collègues de travail :

1) Une décision mûrement réfléchie

Pour qu'une démission se déroule sans accroc et qu'elle ne constitue pas une ineffaçable tache noire dans un parcours professionnel, il est nécessaire qu'elle résulte d'une réflexion posée et que tous ses enjeux soient mesurés : la rétractation, certes légalement possible dans certains cas, n'empêchera guère une dégradation des relations de travail.

2) Prévenir son responsable direct

La décision prise, les conventions dictent au salarié d'en informer oralement son supérieur ou son manager avant toute démarche officielle. Exception faite des situations très conflictuelles, il est infiniment préférable que le supérieur du salarié prenne connaissance de son souhait de démission ni par le biais du bouche à oreille, ni par un retour officiel de son administration. Inconfortable pour tous, vexante à titre personnel et professionnel pour le manager, cette situation entraînera des désordres d'organisation préjudiciables pour l'entreprise ou pour l'administration, qui seront imputés à un manque de professionnalisme (et de savoir-vivre) du salarié démissionnaire.

3) Doser formalisme et informalité

Si la sincérité d'une annonce informelle préalable est bienvenue, l'informalité totale de la demande de démission (autorisée dans le secteur privé) expose à un risque juridique. Une lettre avec accusé de réception ou de remise en main propre, qui officialise l'annonce faite oralement, protège de toute contestation.

4) Absence d'ambiguïté

Oralement ou par écrit, il est essentiel que la décision de démission soit exempte d'ambiguïté : pour la conservation de bonnes relations avec collègues et supérieurs, elle ne doit pas être perçue comme un chantage ni sembler révocable. La phase de réflexion doit rester personnelle et la communication à ce sujet ne doit débuter que lorsque la décision est ferme.

5) Les raisons de la démission : entre honnêteté et ménagement...

Lors de l'annonce informelle au supérieur comme lors de l'éventuel entretien officiel de départ, les raisons de sa volonté de démissionner seront demandées à l'employé. Il convient d'expliquer son départ sans froisser l'employeur. Si des critiques négatives sont en cause, des formules diplomatiques permettront de les transmettre en conservant une bonne image auprès de ses collègues et de sa hiérarchie.

6) Éviter les règlements de compte

L'entretien de départ n'a pas vocation aux règlements de compte. Les mauvaises relations de travail seront résolues pour le salarié après la prise d'effet de sa démission : il est préférable pour la suite de toute carrière professionnelle de partir sans heurts, en ne laissant pas l'impression d'avoir été une source de conflit au sein de l'équipe.

7) Préparer son départ

Lors d'un futur recrutement, l'ancien employeur est presque systématiquement contacté. Pour cette raison au moins, si ce n'est pour s'éviter des regrets d'ordre personnel, des adieux courtois et un passage de relais bienveillant sont à suggérer. Il convient de laisser son poste en bon ordre pour son successeur, s'assurant de susciter derrière soi, par la même occasion, le souvenir d'incontestables qualités professionnelles.

8) Consolider son réseau professionnel

Avoir conservé de bonnes relations avec d'anciens collègues et avec sa hiérarchie peut être décisif dans une carrière professionnelle à plus ou moins long terme. Quel que soit le projet qui suivra la démission, ils seront la référence vers laquelle se tourneront les prochains recruteurs mais pourront aussi (seul l'avenir le dira), redevenir un jour d'éventuels collaborateurs !

9) Préparer l'après

L'après démission doit être envisagé très tôt. Le délai de préavis souvent en vigueur n'a pas seulement vocation à protéger l'employeur : certes négociable, il peut être aussi perçu comme une période qui permet à l'employé de préparer la suite de sa carrière professionnelle ou de s'organiser financièrement et administrativement.

10) Se préparer aux futurs recrutements

Si la démission n'a pas pour motif une promesse d'embauche plus avantageuse, elle peut constituer un handicap difficile à justifier dans un parcours professionnel. Il est important de savoir parler de sa démission à un recruteur sans le décourager, de savoir se justifier sans apparaître comme un employé excessivement exigeant, comme une personne peu sociable ou caractérielle, ou encore comme quelqu'un d'instable.

Publié le 02/01/2014 par